{"id":702,"date":"2026-11-01T22:18:11","date_gmt":"2026-11-01T22:18:11","guid":{"rendered":"https:\/\/mirmandepatrimoines.fr\/?p=702"},"modified":"2026-11-01T22:18:11","modified_gmt":"2026-11-01T22:18:11","slug":"larboriculture-fruitiere-a-mirmande","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mirmandepatrimoines.fr\/index.php\/2026\/11\/01\/larboriculture-fruitiere-a-mirmande\/","title":{"rendered":"L\u2019ARBORICULTURE FRUITI\u00c8RE \u00c0 MIRMANDE"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\">D\u2019un territoire de polyculture \u00e0 une terre de vergers<\/h1>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Des m\u00fbriers et de la vigne avant les arbres fruitiers<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le paysage agricole que nous connaissons aujourd\u2019hui \u00e0 Mirmande est le r\u00e9sultat de transformations profondes. Bien avant que les p\u00eachers et les abricotiers ne deviennent caract\u00e9ristiques de la commune, l\u2019agriculture mirmandaise reposait sur une polyculture associant c\u00e9r\u00e9ales, \u00e9levage, vigne et productions destin\u00e9es \u00e0 l\u2019autoconsommation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au XIX\u1d49 si\u00e8cle, une activit\u00e9 domine particuli\u00e8rement l\u2019\u00e9conomie locale : <strong>la s\u00e9riciculture<\/strong>, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019\u00e9levage du ver \u00e0 soie. La culture du m\u00fbrier, dont les feuilles nourrissaient les vers, occupait alors une place consid\u00e9rable. La commune de Mirmande rappelle elle-m\u00eame que la s\u00e9riciculture constituait au XIX\u1d49 si\u00e8cle \u00ab la richesse principale de la r\u00e9gion \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La vigne<\/strong> occupait \u00e9galement une part importante du territoire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais, dans la seconde moiti\u00e9 du XIX\u1d49 si\u00e8cle, cet \u00e9quilibre \u00e9conomique se fragilise. Les maladies du ver \u00e0 soie et la concurrence \u00e9trang\u00e8re entra\u00eenent le d\u00e9clin de la s\u00e9riciculture. Dans le m\u00eame temps, le vignoble est durement affect\u00e9 par les maladies, notamment le phyllox\u00e9ra.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le territoire doit donc progressivement rechercher de nouvelles productions. Le rapport de pr\u00e9sentation du PLU de Mirmande r\u00e9sume parfaitement cette transition : le terroir, \u00ab mis \u00e0 mal par la crise de la s\u00e9riciculture et les maladies de la vigne \u00bb, conna\u00eetra un nouveau d\u00e9veloppement gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019arboriculture fruiti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est dans ce contexte qu\u2019appara\u00eet un personnage d\u00e9terminant de l\u2019histoire agricole de Mirmande.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Charles Caillet, pionnier du p\u00eacher<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Charles Gabriel Caillet na\u00eet \u00e0 Mirmande le 22 ao\u00fbt 1897 et meurt en 1982.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tr\u00e8s jeune, il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 une production encore nouvelle pour la commune : <strong>le p<\/strong><strong>\u00eacher<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon la m\u00e9moire locale, Charles Caillet plante ses premiers p\u00eachers avant son d\u00e9part pour la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Cette plantation, qui reste \u00e0 dater pr\u00e9cis\u00e9ment, se situerait donc dans les toutes premi\u00e8res d\u00e9cennies du XX\u1d49 si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00f4le pionnier de Caillet n\u2019est cependant pas seulement transmis par la m\u00e9moire orale. Une source de presse consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire de Mirmande lui attribue explicitement l\u2019introduction de l\u2019arboriculture autour du village et \u00e9voque la transformation du paysage par les fleurs de p\u00eachers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette innovation est importante. Il ne s\u2019agit plus simplement de poss\u00e9der quelques arbres fruitiers autour d\u2019une ferme pour la consommation familiale : l\u2019arbre fruitier devient progressivement une culture agricole et une source de revenu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le p\u00eacher trouve dans le secteur de Mirmande et de la basse vall\u00e9e de la Dr\u00f4me des conditions particuli\u00e8rement favorables. La proximit\u00e9 du Rh\u00f4ne et de la Dr\u00f4me, la qualit\u00e9 des terres de la plaine, le climat et, progressivement, la ma\u00eetrise de l\u2019irrigation permettent le d\u00e9veloppement de v\u00e9ritables vergers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Charles Caillet ne se limite pas, selon la m\u00e9moire locale, \u00e0 la production. Il participe \u00e9galement \u00e0 l\u2019organisation collective de la fili\u00e8re fruiti\u00e8re, notamment autour de la coop\u00e9ration fruiti\u00e8re de Loriol. Son r\u00f4le y fut suffisamment important pour que son souvenir ait \u00e9t\u00e9 honor\u00e9 par une mosa\u00efque dans la coop\u00e9rative. Cette partie de son parcours m\u00e9rite encore d\u2019\u00eatre pr\u00e9cis\u00e9ment document\u00e9e dans les archives de la coop\u00e9rative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il repr\u00e9sente ainsi une figure particuli\u00e8re de l\u2019innovateur agricole : introduire une production nouvelle, la d\u00e9velopper puis participer \u00e0 l\u2019organisation de son d\u00e9bouch\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au d\u00e9but du XX\u1d49 si\u00e8cle, l&rsquo;agriculture de Mirmande repose encore largement sur la polyculture, la vigne et les vestiges de la s\u00e9riciculture. La culture commerciale du p\u00eacher y repr\u00e9sente une perspective nouvelle, mais se heurte \u00e0 une difficult\u00e9 agronomique majeure : <strong>la nature calcaire des sols.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Charles Caillet (1897\u20131982) entreprend, avant son d\u00e9part pour la Premi\u00e8re Guerre mondiale, de planter ses premiers p\u00eachers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 son retour du conflit, il constate que les arbres, plant\u00e9s sur leurs propres racines, pr\u00e9sentent un jaunissement prononc\u00e9 du feuillage. Ils souffrent de chlorose ferrique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les sols de Mirmande, dont le pH peut atteindre 8,2, pr\u00e9sentent en effet des conditions d\u00e9favorables \u00e0 l&rsquo;assimilation du fer par le p\u00eacher franc. Bien que pr\u00e9sent dans le sol, le fer devient difficilement accessible aux racines. La production de chlorophylle diminue, les feuilles jaunissent, la croissance ralentit et la p\u00e9rennit\u00e9 du verger se trouve compromise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais Charles Caillet est un observateur de la nature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il remarque que des prunelliers poussent spontan\u00e9ment dans les m\u00eames terrains calcaires, sans manifester les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par ses p\u00eachers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le prunellier (<em>Prunus spinosa<\/em>) et le p\u00eacher (<em>Prunus persica<\/em>) appartiennent au m\u00eame genre botanique, <em>Prunus<\/em>, au sein de la famille des Rosac\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il imagine alors utiliser <strong>un prunier adapt\u00e9 au milieu comme porte-greffe du p<\/strong><strong>\u00ea<\/strong><strong>cher<\/strong>, afin de conserver les qualit\u00e9s fruiti\u00e8res de ce dernier tout en b\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;un syst\u00e8me racinaire mieux adapt\u00e9 au sol.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il tente l&rsquo;exp\u00e9rience. La greffe r\u00e9ussit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette r\u00e9ussite ouvre, selon la m\u00e9moire locale, la voie au d\u00e9veloppement de la culture du p\u00eacher sur les terres calcaires de Mirmande.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;innovation est remarquable par sa d\u00e9marche : Charles Caillet part d&rsquo;un probl\u00e8me concret, observe les v\u00e9g\u00e9taux naturellement adapt\u00e9s \u00e0 son environnement, formule une hypoth\u00e8se, puis la v\u00e9rifie par l&rsquo;exp\u00e9rimentation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il ne modifie pas le sol pour l&rsquo;adapter \u00e0 l&rsquo;arbre : il adapte l&rsquo;arbre au sol gr\u00e2ce au choix du porte-greffe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette d\u00e9marche contribue \u00e0 expliquer comment une culture initialement handicap\u00e9e par les conditions p\u00e9dologiques locales a pu devenir l&rsquo;une des productions embl\u00e9matiques de Mirmande.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Charles Caillet participe ensuite \u00e0 l&rsquo;organisation de la fili\u00e8re fruiti\u00e8re, notamment \u00e0 travers son r\u00f4le de fondateur de la coop\u00e9rative fruiti\u00e8re de Loriol, selon les t\u00e9moignages locaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son parcours illustre ainsi deux formes compl\u00e9mentaires d&rsquo;innovation : l&rsquo;innovation agronomique, par l&rsquo;adaptation du mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal au terroir, et l&rsquo;innovation \u00e9conomique, par l&rsquo;organisation collective des producteurs.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">DE L\u2019INNOVATION AU PAYSAGE ARBORICOLE<\/h1>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9veloppement des vergers<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019exemple des pionniers est progressivement suivi par d\u2019autres agriculteurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019arboriculture se diffuse et transforme profond\u00e9ment le territoire. Les arbres fruitiers remplacent progressivement certaines parcelles autrefois consacr\u00e9es \u00e0 la vigne, au m\u00fbrier ou \u00e0 la polyculture.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u00e9passe d\u2019ailleurs Mirmande. La zone de confluence constitu\u00e9e par Loriol, Livron, Mirmande et Cliousclat devient un v\u00e9ritable bassin arboricole.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le verger y est d\u2019abord diversifi\u00e9. Une \u00e9tude consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019agriculture de la vall\u00e9e de la Dr\u00f4me indique qu\u2019il associait historiquement des fruits \u00e0 p\u00e9pins \u2014 pommes et poires \u2014 et des fruits \u00e0 noyau \u2014 p\u00eaches et abricots. Il s\u2019est ensuite davantage sp\u00e9cialis\u00e9 dans la p\u00eache et l\u2019abricot.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019arboriculture transforme non seulement l\u2019\u00e9conomie mais \u00e9galement le paysage de Mirmande.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au printemps, la floraison des p\u00eachers et des abricotiers devient l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments caract\u00e9ristiques des abords du village. Au cours du XX\u1d49 si\u00e8cle, le verger devient ainsi indissociable de l\u2019image de Mirmande, au m\u00eame titre que ses coteaux, ses bois et son village perch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une arboriculture qui se modernise<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, l\u2019arboriculture change progressivement d\u2019\u00e9chelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La s\u00e9lection vari\u00e9tale s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. Les techniques de taille et de conduite des arbres \u00e9voluent. L\u2019irrigation se d\u00e9veloppe. La m\u00e9canisation facilite le travail du sol, les traitements et une partie des op\u00e9rations culturales. Les techniques de protection contre les maladies et les ravageurs progressent \u00e9galement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La production fruiti\u00e8re devient une activit\u00e9 de plus en plus sp\u00e9cialis\u00e9e n\u00e9cessitant technicit\u00e9, investissements et organisation commerciale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019importance prise par les vergers est d\u00e9j\u00e0 manifeste pendant la Seconde Guerre mondiale. Les t\u00e9moignages concernant Charles Caillet et la R\u00e9sistance indiquent que sa ferme servait de point d\u2019accueil et de r\u00e9partition pour des personnes qui pouvaient ensuite \u00eatre plac\u00e9es chez des exploitants agricoles voisins comme bergers ou arboriculteurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019arboriculture \u00e9tait donc devenue, d\u00e8s les ann\u00e9es 1940, une activit\u00e9 suffisamment d\u00e9velopp\u00e9e pour constituer une v\u00e9ritable source d\u2019emploi local.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">De nouvelles \u00e9volutions<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 partir de la fin du XX\u1d49 si\u00e8cle, le mod\u00e8le arboricole conna\u00eet \u00e0 nouveau de profondes mutations : concurrence nationale et internationale, augmentation du co\u00fbt de la main-d\u2019\u0153uvre, \u00e9volution des normes, diminution du nombre d\u2019exploitations, attentes environnementales et changement climatique obligent les arboriculteurs \u00e0 adapter leurs pratiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais l\u2019innovation continue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019agriculture biologique, les circuits courts, la vente \u00e0 la ferme et la transformation des fruits constituent de nouvelles formes de valorisation. \u00c0 Mirmande, les Vergers de la Bouligaire illustrent par exemple cette \u00e9volution avec une production biologique diversifi\u00e9e de cerises, abricots, p\u00eaches, nectarines et mirabelles, compl\u00e9t\u00e9e par la fabrication de nectars.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019autres syst\u00e8mes associent d\u00e9sormais l\u2019arbre fruitier \u00e0 d\u2019autres productions. Le projet Aux Sources de Mirmande combine ainsi arboriculture, mara\u00eechage, petits fruits, plantes aromatiques, p\u00e2turage et fertilisation organique dans une logique agroforesti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une histoire qui continue de s\u2019\u00e9crire<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En un peu plus d\u2019un si\u00e8cle, l\u2019arboriculture a donc profond\u00e9ment transform\u00e9 Mirmande.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du m\u00fbrier au p\u00eacher, de la vigne au verger sp\u00e9cialis\u00e9, puis du verger intensif vers des syst\u00e8mes plus diversifi\u00e9s, chaque g\u00e9n\u00e9ration a d\u00fb inventer une nouvelle mani\u00e8re de produire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Charles Caillet symbolise remarquablement le d\u00e9but de cette transformation : un jeune agriculteur plante des p\u00eachers l\u00e0 o\u00f9 cette culture n\u2019\u00e9tait pas encore install\u00e9e, puis participe au d\u00e9veloppement d\u2019une v\u00e9ritable \u00e9conomie fruiti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les g\u00e9n\u00e9rations suivantes ont perfectionn\u00e9 les vari\u00e9t\u00e9s, les modes de conduite, l\u2019irrigation, la m\u00e9canisation, la protection des cultures et la commercialisation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aujourd\u2019hui, une nouvelle \u00e9tape se dessine : agriculture biologique, agro\u00e9cologie, adaptation climatique, nouvelles techniques culturales mais aussi valorisation plus compl\u00e8te de l\u2019arbre, au-del\u00e0 du seul fruit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019histoire de l\u2019arboriculture mirmandaise n\u2019est donc pas seulement l\u2019histoire d\u2019une production agricole.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size wp-block-paragraph\">C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un territoire qui, confront\u00e9 \u00e0 plusieurs crises agricoles, a su se r\u00e9inventer gr\u00e2ce \u00e0 ses arbres et gr\u00e2ce aux femmes et aux hommes qui ont os\u00e9 innover.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019un territoire de polyculture \u00e0 une terre de vergers Des m\u00fbriers et de la vigne avant les arbres fruitiers Le paysage agricole que nous connaissons aujourd\u2019hui \u00e0 Mirmande est le r\u00e9sultat de transformations profondes. 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